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jeudi 3 avril 2014

Cap sur la gloire, par Alexander Kent

Quatrième de couverture:  Janvier 1782. Richard Bolitho reçoit l'ordre de conduire la Phalarope, frégate du roi d'Angleterre, dans la mer des Caraïbes, où la flotte française de l'amiral de Grasse prête main-forte aux corsaires de la révolution américaine. Ce devrait être un moment de fierté pour un si jeune capitaine, si l'équipage du navire, mené avec cruauté sous un précédent commandement, n'était au bord de la mutinerie...

Mon avis: Alexander Kent nous conduit sur la Phalarope pour voguer dans les caraïbes et on s'embarque dans ce voyage avec plaisir. J'ai apprécié grandement ces aventures de Richard Bolitho, multiples et palpitantes, mais, car il y a un mais, j'ai eu quelques problèmes à la lecture. Tout d'abord, la myriade de personnages; avoir beaucoup de membres d'équipage est d'une logique à toute épreuve, mais ils sont mal caractérisés et j'ai eu grand peine à les différencier. On a des passages « fouillis » où on ne sait plus où on en est, qui est qui, qui fait quoi. J'ai été perdu dans quelques chapitres, notamment sur l'île où Bolitho tente de détruire une partie de la flotte française.
Ces reproches faits et dits, je me dois de dire que l'ensemble est divertissant, la fin est intéressante, voire touchante, que j'ai passé d'agréables heures en mer et je lirai encore au moins un tome de ces aventures. D'ailleurs, à propos de tome, j'ai commencé par celui-ci car il fut le premier à être écrit et je lirai les aventures de Bolitho dans l'ordre d'écriture et non dans l'ordre chronologique de la vie du personnage.
C'est un roman que je conseille aux amoureux des aventures maritimes, sans être celui que je recommanderai en premier, lui préférant nettement Les révoltés de la Bounty ou le Magellan de Zweig.

mercredi 2 avril 2014

O Bandido da Luz Vermelha (1968)

 
O Bandido da Luz Vermelha
produit en 1968
au Brésil
d'une durée de 92 minutes
& mis en scène par Rogério Sganzerla
avec Paulo Villaça, Helena Ignez, Pagano Sobrinho & Luiz Linhares


Synopsis:
L'histoire du fameux criminel brésilien, nommé Le Bandit à la Lumière Rouge à cause de son utilisation systématique d'une lampe torche rouge pour pénétrer dans les maisons la nuit. Travaillant seul, il avait aussi l'habitude de violer ses victimes de sexe féminin.


Mon avis:
Ce film fait partie de la nouvelle vague brésilienne qui ressemble à celle française par l'usage du noir et blanc, des voix-off, mais aussi par le désir d'aller plus loin que la narration classique, d'aller dans l'abstrait, le conceptuel. Ce O Bandido raconte l'histoire vraie de ce criminel à la lumière rouge, mais par moments, on s'ennuie franchement. Je ne suis pas brésilien, donc je ne saisis pas bien le film par instants; par d'autres, je le trouve simplement peu intrigant. Pourtant le film a beaucoup pour plaire, y compris à un public étranger: une histoire, un style particulier, et une audace de la part de Sganzerla. Je déconseille le film pour un premier visionnage brésilien du Cinema Novo, cette nouvelle vague mêlée d'underground; je conseille plutôt l'excellent Macunaima.
Mais, ces critiques faites, je dois dire que l'audace l'emporte et que l'on est globalement intéressé, moins par le contenu du film que par le contenant. Les voix-off qui s'enchaînent, les plans intéressants, l'acteur principal qui joue avec nous et le côté underground de cette œuvre, c'est-à-dire la complaisance avec ce meurtrier qui, sans être pleine, est juste assez développée pour nous intriguer. En somme, une curiosité pour cinéphile.